07 mars 2008
Un embranchement bien particulier
Lors d'une dernière séance photo sur la ligne de la Bresse, du côté de St Bonnet, j'ai découvert un embranchement un peu particulier. Il s'agit de l'ex raccordement à la ligne Chalon/Saône - Dole, aujourd'hui en partie déferrée, sauf aux extrémités, surtout côté Dole où la voie dessert le complexe chimique de Solvay à Tavaux. Pour tous renseignements sur cette ligne, je vous renvoie sur ce site : http://plm1950.msts.free.fr/CheminsDeFer71/LigneChagnyDole/LigneChagnyDole1132.htm .Voici une carte tirée de ce site avec la situation avant fermeture (carte 1) et actuellement (Carte 2) :
Carte 2
L'ensemble vu du ciel
J'avais donc vu cet embranchement avec plusieurs voies et un PN ancien à manivelle, encore en bon état, le tout donnant accès à une voie en estacade...
Je n'avais aucune explication mais la chance du photographe (le bon Murphy) m'a sauvé la mise.Après plusieurs passages de trains, je vis venir vers moi un locotracteur sur voie 1, se dirigeant vers Louhans, donc à l'opposé de l'embranchement (voir carte 2). Arrivé sur zone, le locotracteur ralentit, passa au-dela d'un aiguillage et s'arrêta en pleine voie alors qu'aucun signal n'existait à cet endroit. Il tirait un wagon plat, rempli de gravats...
Un des mécaniciens descendit, se rendit dans une baraque Algeco, à proximité, entra en relation par téléphone avec un interlocuteur lointain ( ? ), puis ressortit et manoeuvra les aiguilles à pied d'oeuvre de manière à ce que le locotracteur refoule sur la voie 2 puis reparte pour prendre l'embranchement...
Intrigué je me mis à le suivre pour voir sa destination. C'est alors que je vis sur la voie en remblai, une rame de wagons plats et trémies, vides.
Le locotracteur manoeuvra plusieurs fois ces wagons, pendant que le wagon plein était vidé de ces gravats, une pelle mécanique se trouvant à proximité.
A la fin du compte, après reformation de la rame, le locotracteur repartit avec cette fois-ci l'ensemble des wagons vides, direction Dijon...
Je venais de découvrir l'utilité de cette rampe située sur un ex-raccordement. Elle servait tout simplement à la décharge et à l'entreposage des gravats, et autres matériaux de destruction, provenant de différents chantiers de travaux sur les sites SNCF de la région.
Petite anecdote au passage (c'est vraiment le terme). Pour me rendre sur le site de photos, j'avais franchi en voiture, le fameux PN à l'ancienne. Mais pendant toute la durée de la présence du locotracteur sur l'embranchement, et compte tenu des manoeuvres, ce fameux PN avait été fermé, par l'un des agents d'accompagnement. La sortie par l'autre côté du chemin étant impossible (cul de sac dans la forêt....) je fus contraint d'attendre le départ de la rame pour quitter les lieux.
Avant de conclure voici un aspect des lieux sur l'ancienne gare de St Bonnet :
Moralité, il n' y a pas que les locomotives à regarder, et une séance photo ordinaire peut parfois permettre d'en découvrir beaucoup plus qu'on ne l'imaginait avec également des raccourcis sur l'histoire comme ici... En espérant ne pas vous avoir trop embêté.
28 février 2008
le Train Pithiviers - Toury
Reportage sur un le Train Pithiviers - Toury documenté à l'aide de photographies et diapositves scannées. La qualité malgré les retouches n'est peut-être pas au rendez-vous, mais ces documents datent du début des années 80...
Le chemin de fer de Pithiviers à Toury est né en 1862. Etabli en voie de 60 (Decauville), il permettait de relier Pithiviers à Toury. Tramway entre ces deux cités, il servi également au transport de betteraves. Il fut fermé en 1964.
Une association, l'Association du Musée des Transports de Pithiviers, voir son site AMTP, s'est constituée dans le but de préserver le matériel et faire revivre ces vieux trains d'autrefois sur la ligne de chemin de fer de 4kms, heureusement préservée. Le musée est copieusement garni et sa visite s'impose d'elle-même.
J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'emprunter ce petit train qui plus qu'un train touristique est avant tout un train musée et son souvenir est encore vivace dans mon esprit, ravivé par les photos réalisées à ces occasions.Le départ pour la promenade s'effectue à côté de la halle préservée et abritant le musée. C'est l'occasion de suivre les opérations de mise en tête qui s'effectuent à chaque arrivée de la locomotive, avec évolution sur la voie en tiroir.
Puis le train quitte les lieux en longeant l'atelier et ses voies de service, l'occasion d'apercevoir là aussi du matériel
Notre train, après être passé sous le pont de la ligne de chemin de fer desservant le silo de Pithiviers (je ne sais pas si cette voie est encore en activité) et avoir emprunté une vaste courbe où les roues crissent à merveille, va longer en pleine les rues les maisons vers la sortie de la ville.
Installée en accotement, la voie va ainsi cheminer de concert avec la route, donnant l'occasion aux voitures de jouer du klaxon et aux mains de s'agiter pour échanger des bonjours.
Le trajet s'effectue dans la plus grande joie, surtout celle des enfants, dans ces voitures à portière ouverte, dont les rideaux chatoyants volent au vent
Pendant la durée du trajet, le contrôleur vérifie votre billet, à l'ancienne, en cheminant de voiture en voiture sur le marchepied extérieur...!
Puis c'est l'arrivée à Bellebat où s'effectue le demi-tour de la rame grâce à une superbe raquette. A l'époque où j'ai emprunté ce tacot, la remise en tête s'effectuait par un triangle de voies.
Après s'être désaltéré à la buvette, c'est le retour, toujours heureux d'être brinqueballé sur les banquettes en bois dans ces antiques voitures, tout en humant cette fumée pleine de suie qui par moment envahit votre compartiment.
Voilà l'évocation à travers mes souvenirs de quelques instants passés sur un tortillard bien sympathique auquel je ne peux souhaiter que longue vie et qu'il fasse encore rêver petits et grands comme il le fit avec d'autres, voici maintenant plus de 25 ans ...
16 janvier 2008
Un site particulier : le train expo des 70 ans de la SNCF
Le 11 janvier 2008, je me suis rendu en gare de Dijon pour voir l'expo des 70 ans de la SNCF dans le train du même nom. Il faut faire vite car elle n'est ouverte que de 14h00 à 15h30...
A l'arrivée sur le quai, un long train dont plus de la moitié sert à l'accompagnement des personnels techniques et hôtesses ou agents de sécurité. En tout pour l'expo proprement dite, 5 voitures à visiter. Mais tout commence par la voiture restaurant CIWL : deux tables dressées pour admirer les couverts. Au moins on peut profiter de l'ébénisterie des panneaux...
On ressort de la voiture pour commencer vraiment la visite du train expo. Les voitures ont été transformées pour laisser place soit à droite soit à gauche à un couloir de circulation donnant sur des petites salles d'expositions aux motifs divers.
De nombreux documents photographiques retracent les temps forts de la SNCF : les congé payés, les trains couchettes, les différentes campagnes de publicité. Toutes choses que j'ai bien connues depuis plus de 50 ans, dont rien de vraiment nouveau pour moi.
Quelques endroits différents comme la présentation de plusieurs casquettes de personnel, une variation sur les billets de train dans une présentation astucieuse ou encore le coin des objets perdus (bravo l'illusion...)
Dans chaque voiture, le long du couloir, une voie de chemin de fer avec un modèle réduit qui fait des "va et vient" par ex : un train à vapeur, la BB9004, le TGV PSE Orange, un train de fret ou encore V150
L'aspect technique n'est que très peu développé si ce n'est par la projection du film du record V150 depuis la cabine avec effet Surround et vibrations transmises par le plancher. Là on sent que les le public accroche...
Côté déco, j'ai apprécié les rouges et les gris des panneaux et surtout les jeux de miroirs (une continuité du Grand Palais). Ici , c'est tout simplement génial, on oublie l'exigüité des lieux grâce à ces images renvoyées. Le tunnel de billets avec les miroirs au sol donne l'illusion d'un grand puit ouvert sous vos pieds...
Au final vous aurez pu aussi regarder des extraits de films avec quelques vedettes du cinéma, entendre les différentes "Simone" des annonces en gare ou jeter un oeil sur les statistiques d'évolution de la grande maison.
Voilà, visite somme toute rapide pour le passionné de chemin de fer qui ne découvrira rien de neuf. A voir pour le principe et pour pouvoir dire "J'y étais".
A 16h00 le train s'ébranlait direction Lyon, me laissant sur le quai et un peu sur ma "fin".
29 décembre 2007
Dimanche après-midi spotting
Dimanche après-midi. Il fait toujours beau et l'envie me prend d'aller faire un tour sur la ligne de la Bosse, pour y rencontrer un TGV, vu que que j'ai raté celui du matin sur l'autre ligne. Donc en voiture et direction les environs de Frasne. Au fur et à mesure que la route s'élève, la neige apparaît. Bientôt me voici sur le plateau où là, tout est blanc.
Ce n'est pas encore les 1,20m mais enfin le paysage est déjà bouleversé. Destination Boujailles, gare bois, il y a un passage à niveau. Arrivé sur place désillusion. Pas assez de recul pour ce que je veux faire et de l'autre côté, le soleil de face. C'est le contre-jour assuré. Aussi changement de cap et direction l'entrée de Frasne. J'ai le temps de faire un tour d'horizon, pour fixer ce wagon soc, dans son élément,et lui aussi taggué...
quelques clichés de la voie enneigée :
C'est alors que je suis surpris par la circulation d'une Z2. Il n'y a rien de prévu dans ce créneau sur les horaires. J'en déduis qu'il s'agit d'une marche HLP à destination de Pontarlier, ce que semble me confirmer les photos, où je ne décèle pas âme qui vive dans les voitures. Il s'agit de la Z9631 : 
Poursuite de mon reportage. L'inquiètude me gagne, le soleil est bas sur l'horizon, les ombres s'allongent, la luminosité diminue. De plus, je suis assez loin de la plate-forme ferroviaire et il faut que je zoome fort, donc risque de perdre des lux. Pourvu que le TGV soit précis...
En attendant, je fais un tour d'horizon :
Juste avant l'entrée en gare de Frasne : 
Ligne de la Bosse en provenance de Dole vers la Suisse :
Comme on le voit, les ombres s'allongent, alors que j'attends le TGV.
Celui-ci ou plutôt ceux-ci sont pile à l'heure, heure suisse bien entendu, car à destination, l'un de Berne et l'autre Lausanne. Il s'agit des rames TGV SE 112 et 116 :
Enfin dernière image illustrant la coopération entre deux sociétés de transport, à travers la juxtaposition des sigles :
Voilà, j'espère vous avoir fait saliver sur mes photos de neige, en attendant une prochaine sortie plus poudreuse...
28 novembre 2007
Les trains fantômes (suite)
Toujours le 28 novembre. Il est passé 16h00. Le brouillard ne s'est pas levé de la journée...Juste le temps de se rendre près de la voie pour voir passer le TGV assurant le train 5430, Marseille - Strasbourg. Dans les prises de vues en rafales, 2 sont présentables :
Les trains fantômes
Ce 28 novembre 2007, il fait frais, le brouillard est encore bien présent. L'occasion est tentante de se rendre en ligne pour faire quelques essais photographiques. Voici d'abord la 22355 en tête du 4310 Lyon - Strasbourg.
Puis dans l'autre sens, une heure plus tard, alors que le brouillard s'est épaissi, voici la 22208 avec le 4211 Strasbourg - Lyon.
17 novembre 2007
Des formations de trains ou déformation?
Quand les panneaux d'annonce ont du vague à l'âme...
Nancy, le29/09/07 pour ces deux clichés
15 novembre 2007
A travers l'objectif de l'APN
On peut avoir été passage à niveau et être en retraite. Il en résulte forcément une certaine nostalgie. Alors, autant rester dans le coin pour voir filer encore quelques trains. Mais d'avoir toujours la larme à l'oeil, on rouille...
Pont d'Héry - 39 - 26 sept 2007
09 octobre 2007
Ma journée aux JPO de Chalindrey, le 22/09/07
22 septembre 2007. Le grand jour.
Après une heure et quarante cinq minutes de route, me voici arrivé à Chalindrey, pour profiter des journées portes ouvertes (JPO) organisées par l'EMT local. En fait, je me dirige d'emblée vers la gare où a lieu une autre expo statique. J'y découvre sous un chaud soleil 2 BB27000 et une 26000. Sur le même quai, un AGC Bimode ou BGC. Sur une voie de débord, un Yoyo, un wagon GEFCO (Transport d'automobiles) et un plat à ranchers avec ses grumes. Photos, vidéos, bref la routine, recherche de l'angle impossible, cache-cache avec le soleil, toujours la routine. Passage dans un local de la gare pour apercevoir quelques modèles réduits et un réseau HO de 2 ou 3 passionnés, voila pour la gare. Pardon, j'allais oublier les gilets bleus, ces employés du dépôt qui se sont dévoués pour assurer l'accueil des visiteurs. Sur la voie 3, un X73500 est en partance pour le dépôt. On verra plus tard…
UN PEU PLUS TARD...
Visite du poste d'aiguillage qui oeuvre sur un rayon de 8 kms, avec les voies en provenance de Langres (Paris), Toul (Nancy, Metz), Vesoul (Bâle) et Dijon (Lyon) sans oublier les voies d'entrée au dépôt. Poste des années 1964, de conception SAXBY avec levier à bras et pédales...Un travail d'homme. Le temps de découvrir l'ensemble et voici l'approche d'un rapide pour Bâle sans arrêt en gare. Sortir sur le balcon surplombant les voies, pointer l'objectif, clic-clac, c'est fait avec plus ou moins de bonheur. C'est vrai que la 72000 était "en voyage" et elle n'amusait pas le terrain (Belle bête !)
PLUS TARD QUE UN PEU PLUS TARD
Il est temps de rejoindre la navette (l'X73500) qui va nous emmener au dépôt. 800 m à faire à une allure de 20 km/h maxi. Le mécano nous explique par la sono, les éléments caractéristiques que l'on peut apercevoir. Les explications sont claires et rationnelles, à la portée de tous. Bravo pour ce langage que les néophytes peuvent comprendre. Ne pas perdre de temps pendant ce cours trajet, filmer à droite et à gauche au travers des vitres des portes. Heureusement, elles sont propres, les images devraient être correctes, d'autant que l'X73500 est très stable. On ne ressent pas les claquements des joints de rails.
PRESQUE A PEINE PLUS TARD
Arrivée dans le dépôt directement sur la plaque tournante qui ne tournera avec nous puis rebroussement pour relâcher les visiteurs à hauteur du quai improvisé. Mission d'importance, trouver où se restaurer, il est 13h. Ouf de l'autre côté des ateliers, monte une fumée qui n'a rien à voir avec celle d'un 67300...Oui c'est là, un chien chaud (hot dog), une bière sans alcool, (c'est pas ma préférée) et me voici parti à la découverte. Tout d'abord, un stand couvert avec diverses associations (musées, trains touristiques, etc...)
UN PEU APRES A PEINE PLUS TARD
Extérieur de la tente, la grue Cockerill sauvegardée, un monstre. Elle rentre à peine dans l'APN. A côté un Débach'vit avec des palettes d'eau minérale, une voiture cinéma (fermée à ce qu'il me semble) et un lorry pour pédaler sur un morceau de voie. Il est temps maintenant de rentrer dans le vif du sujet et de partir en chasse de tous ces engins rassemblés ici.
TOUT JUSTE APRES Où que mon regard se tourne, c'est rempli de spotters, cette nouvelle génération de paparazzi. Compacts, téléobjectifs, numériques, argentiques, caméscopes. Cette journée sera immortalisée à des milliers de fois. Chacun étant assuré d'avoir réalisé le cliché du siècle… Bon on verra bien. Première découverte, une 60000, toute pimpante dans son costume vert tout neuf. Pour combien de temps, le fret ça use. Aces côtés une petite jeune la 75000. Digne héritière des 27000 et autre 37000. Le fret peut reprendre, la relève est assurée. Tout beau, tout neuf, photo immanquable…
UN PEU APRES, PLUS LOIN La rotonde. Fascinant. Toutes les voies occupées. Tant extérieur qu'intérieur. Oublié de compter les voies (mdr…, un vrai boulet, plus qu'à chercher sur Internet). Revue d'effectifs : 72000, 68000, 68500, 67400, 66400, 69400, Y70.., Y8100. Toutes les livrées sont présentes : En Voyage, fret, robe bleue d'origine des 67400. Tiens mêmes certaines des vénérables A1A 68500 ont viré au vert. Un peu déçu d'apprendre par la suite que nombre des locomotives présentes (tous types confondus) sont en fait radiées et servent de supermarché de la pièce de rechange. Content de vous avoir vu mesdames. Je vous rends hommage pour votre laborieux travail. Ah, j'allais oublier. La 67573, une des deux dernières représentantes de la livrée bleue isabelle, précurseur de la livrée corail+, puis multiservice. Tiens, c'est vrai ça, pas de représentante de cette robe. Et puis la 63928 "en Voyage". Original… EN MEME TEMPS, TOUT PRES Le pont tournant. Vaste fosse avec sa guérite. Tout fonctionne. L'Y 8155 s'approche. Avance lente, voire précautionneuse. A peine arrêté, c'est tournez manège. Pour le plus grand bonheur de ceux qui sont à bord (baptême de conduite oblige) et pour les photographes. La même scène ultérieurement mais avec une 72000, en mon absence malheureusement, en visite dans un autre coin de dépôt. A peu de distance, la ligne vers Dijon. De temps à autre, un train de fret. Impossible de filmer ou spotter. Trop loin. Zut… TOUJOURS APRES, PLUS LOIN Le coin des vieilles gloires. Un Picasso aussi propre qu'un sou neuf, l''X3943. De part et d'autre, une Dakota et un sous-marin. Pardon, la CC65506 et la 65001. Livrée rutilante pour celle-ci qui contraste avec l'état de sa voisine usée par La Grande Ceinture et les derniers trains de travaux auxquels elle était vouée. Et pourtant elle tourne. Un vacarme assourdissant. Impossible de discuter à côté. Rien à voir ou à entendre avec sa lointaine descendante la BB 75000 qui tourne aussi. Bruit de moteur ? Non plutôt le ronronnement d'un chat (du moins à l'arrêt…) Sympa ce retour sur le passé. Et toujours du monde, des jeunes et des moins jeunes. Des passionnés de trains oui mais aussi des retraités fiers de raconter aux petits enfants comment avant on travaillait : "ah dans ce temps là c'était autre chose". Vu l'allure des retraités, ce temps là ne doit pas être si loin… PLUS LOIN QU'AVANT Derrière les vénérables grand'mères, s'ouvrent les portes de l'atelier. Rempli à ras bord. Tous les postes occupés. Embarras du choix. X73500 sur fosse, locotracteurs aux capots ouverts, organes de traction présentés aux yeux de tous dans une nudité qui n'a rien d'impudique. Partout ces agents de la SNCF qui renseignent le public, avide d'explication. BB 63013 ou CC72138, ils se laissent caresser du doigt. Passage dans l'antre de la machine. Rien à dire, tout est nickel. pas de risque de se tacher. Le ménage a été fait. PLUS LOIN, LE FOND Là-haut, tout là-haut, la caisse de la CC 72182, à plusieurs mètres du sol. Public à distance respectable, ouvriers en casque; D'un côté un bloc moteur à part, qui tourne laissant apercevoir le rotor (d'après moi, je ne suis pas spécialiste…) Juste à côté, l'autre bloc moteur sur lequel est fixé le câble du treuil qui va le haler jusque sous la caisse de la CC. C'est parti; Doucement, sans bruit, le bloc glisse sur les rails. Arrivée sous la locomotive. Positionnement au cm près, voire au mm près. L'instant est arrivé. La caisse soutenue par les vérins, descend, imperceptiblement. Peu à peu elle se rapproche du bloc. Ca y est, la jonction est établie sans coup férir. Du travail de pro. Bravo messieurs.
TOUJOURS APRES ET A COTE Des blocs moteurs de machines diesels, tous plus grands ou plus hauts les uns que les autres. On se sent bien petit devant tout ce matériel. Ici et là les culasses, des vilebrequins, des pistons, tout un attirail que l'on peut croire destiné à être vendu aux enchères, tant il est propre, étiqueté, répertorié. Ouf un coin repos installé dans un X73500, instant mis à profit par certains effectivement pour se reposer tant il y a de marche à faire. Coup d'oeil à droite ou à gauche sur les murs : les blasons des machines baptisées. La réplique de ceux existants. ENCORE APRES La fin de la visite, oui mais c'est sans compter sans l'ingéniosité des personnels de la SNCF, qui tiennent à nous faire découvrir leur matériel. Effectivement sur trois ou quatre voies de sortie de l'atelier, sont disposés plusieurs types d'engins moteurs thermiques. Grimper les escaliers, entrer dans les cabines de conduite, toutes équipées du carnet de bord, passer pour certaines par leurs entrailles. Parcours du combattant ou initiatique, nul ne le sait mais l'affluence est grande et les dames ne sont pas les dernières…Des vocations sont en train de naître à n'en pas douter. BEAUCOUP PLUS LOIN, PLUS AVANT Retour au point de départ en empruntant la navette. Arrivée au point d'embarquement. Bizarre, pas de navette. Après tout c'est normal elle est en gare. Seulement voilà, j'ai surpris auparavant à la buvette (bière sans alcool, je le rappelle) une conversation entre agents du dépôt parlant d'un déraillement. Pas d'affolement, pas de mouvement de foule, pas de sirène. Bof certainement une histoire entre copains…Et là c'est le drame…En fait, il y a bien eu un déraillement, celui d'un train de machines, trois 69400 dont la dernière a sauté sur une aiguille. Effectivement, vue au loin, la troisième loco a un air un peu penché vers l'arrière. Et malheureusement ce TM bloque l'entrée et la sortie du dépôt. Retour à pied à la case départ. N'accablons pas la SNCF, ce sont les aléas de la circulation et 800m à pied n'ont jamais tué un homme et son épouse, même après une journée aussi chargée. Bref retour en gare le temps de faire de nouveau quelques photos d'un grande ligne qui remonte sur Paris, puis d'un X72714 (3 caisses) en partance lui aussi pour Paris, avec sa cargaison de spotters, l'esprit remplis de photos de trains. LE BOUT DU VOYAGE. Magnifique journée pleine d'enseignements, de découvertes, de souvenirs ressurgis sous un beau soleil. Grand professionnalisme de toute l'équipe des agents SNCF, et à qui j'adresse tous mes remerciements. A voir et à revoir sans modération. Des photos, oui bien sûr, une vidéo ? aussi. Je ne sais pas encore quelle forme je donnerai à tout cela, mais je sais que vous avez déjà votre idée sur cette JPO, car vous avez sans doute visité certains forums et vu des photos magnifiques. Ce compte rendu n'avait d'autre but que de vous faire partager un instant ce que j'ai ressenti pratiquement comme si j'avais encore les yeux d'un enfant. Un enfant qui s'émerveille d'un monde quelque part, un peu magique… Et pardon d'avoir été si long. Promis dès que possibble, je poste d'autres photos. En attendant, retrouvez les JPO en vidéo. Bonne visite. http://www.dailymotion.com/videolf/video/x34oey_les-jpo-chalindrey-part-1_tech http://www.dailymotion.com/videolf/video/x34xes_les-jpo-chalindrey-part-2_tech http://www.dailymotion.com/videolf/video/x351gg_les-jpo-chalindrey-part-3_tech
05 septembre 2007
Un drôle de matin ou la vie d'un spotter...
Matinée à Frasne dans le Doubs.
Ce matin du 4 septembre 2007, je décide d'aller spotter du côté de Frasne. Départ à 7h30, une heure de route en voiture, des vaches dans les champs et de la brume au sommet des sapins. Arrivée à la gare de Frasne, je me rends vite à l'évidence, par grand chose à se mettre sous la dent : un X73500 seul au milieu des voies, quelques vaches, un wagon chasse-neige (oui ici on est à 850m d'altitude) et ça se sent, le fond de l'air est frais. Après quelques photos destinées au forum de Trains de France et à ses jeux et thèmes ferroviaires, entre autres, je décide de filer sur Pontarlier, distant de 18 kms.
Heureusement quelques vaches lui tiennent compagnie...
Arrivé sur place, encore une fois pas la queue d'un matériel qui traîne dans un coin. En désespoir de cause, je retourne à Frasne où je sais retrouver un TGV.
La situation est exceptionnelle, car c'est dans cette gare que les TGV en direction de Berne et de Lausanne se séparent ou s'accouplent quand ils reviennent de Suisse vers Paris-Lyon. Les uns partent vers Les Verrières, les autres vers Vallorbe.
Le premier TGV arrive de Lausanne je le filme bien entendu et l'un des adjoint du chef de gare qui m'a repéré, me propose de venir le rejoindre pour voir l'accouplement des deux motrices. Ce que je refuse poliment car de là où je suis sur le quai d'en face je peux mieux embrasser la scène. C'est alors qu'un fret à destination de la Suisse, tiré par une 427000, entre en gare et s'immobilise à côté du TGV sur l'autre quai. Je décide de me rapprocher de la motrice. J'en profite pour demander au chef de gare combien de temps il reste à quai. " le temps que le TGV de Berne arrive, mais vous avez le temps, il a 10 minutes de retard" me répondît. (Il s'agit d'une voie unique).
Je me précipite à l'avant du convoi pour prendre des clichés. Je croise son mécanicien à qui je lance :"c'est à vous cette machine, vous avez de la chance". Deux photos vite faites et je retourne vers mon TGV, quand le mécanicien m'interpelle et me propose de monter à bord.
Tableau de bord d'une BB 427000
Une occasion comme celle-là ne se refuse pas. C'est ainsi que j'ai droit à une visite détaillée, rapide certes, d'une 27000. Un peu de vidéo et de photos, il me faut redescendre, car l'autre TGV est arrivé dans l'entre-temps et la voie est rendue au fret. Après les remerciements d'usage, je me tourne vers l'UM de TGV, dont j'ai raté l'accouplement...et qui maintenant s'en va.
Je prends mon mal en patience car dans 30 minutes, j'aurai la situation inverse, à savoir le désaccouplement de deux rames, une pour Lausanne et l'autre pour Berne. Dans l'intervalle, j'ai droit au passage de 2 27000, "haut le pied" dont une en véhicule. Puis c'est l'arrivée des deux rames de TGV. Je filme la séparation et leur départ respectif.
La matinée s'achève et comme me le dit l'adjoint du chef de gare: "ça y
est, c'est dans la boite!".
Moralité tout peux arriver, un petit mot gentil, des sourires de part et d'autre et voilà de quoi rendre un spotter heureux...
Les deux TGV vont quitter Frasne, à 2 minutes d'intervalle, dans la même direction la Suisse (Berne et Lausanne).
















































































